Un été rythmé par des événements extrêmes
Chaleurs extrêmes, feux dévastateurs, sécheresse historique, la nature offre un panorama désolant : paysages calcinés, cultures sinistrées, rivières à sec. Le suffocant été 2026 restera dans les mémoires.
Avec une température moyenne de 24°C durant les mois de juin, juillet et d’août, Météo-France a confirmé que la France avait enregistré son plus chaud été jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900, surpassant de peu le record de 2003.
Conséquences directes et tristes records :
– Avec près de 120.000 hectares réduits en cendre depuis janvier, le pays déplore aussi sa plus grande superficie brûlée en une année. Un bilan malheureusement provisoire dans la mesure où des départements sont encore à la mi-septembre en vigilance « alerte incendie » orange ou rouge.
– Avec plus de 8.000 décès en excès comptabilisés par l’agence Santé publique France de mai à fin août, l’été 2026 est le plus meurtrier depuis 2003.
A quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, l’inconsistance des politiques en matière de transition énergétique éclate au grand jour et met en lumière les failles de notre pays avec des écoles fermées, des hôpitaux débordés, des travailleurs épuisés, des logements invivables…
Un triste anniversaire
Cinq ans déjà. C’est en effet le 22 août 2021 que la loi Climat et résilience était promulguée au journal officiel.
Fruit des réflexions de la convention citoyenne pour le climat, elle a mis en place des mesures comme l’extension des zones à faibles émissions (ZFE), le zéro artificialisation nette (ZAN) ou encore l’interdiction de la location des logements les plus énergivores.
Qu’en reste-t-il à l’heure ou le pays est touché comme jamais par les conséquences du réchauffement climatique ?
Malheureusement pas grand-chose dans la mesure où presque toutes les mesures ont depuis été détricotées. Ainsi :
– Les ZFE, qui ont pour but de restreindre progressivement la circulation des véhicules les plus anciens pour réduire la pollution de l’air sont devenues des repoussoirs (seulement 25 métropoles l’ont déployé à ce jour) et ne doivent leur survie qu’au Conseil constitutionnel.
– Idem pour le ZAN qu’un amendement (retoqué par le Conseil constitutionnel) vide de sa substance.
– Quant à l’interdiction, en vigueur depuis 2025, de louer des « passoires thermiques » (logement classées G dans le DPE), le gouvernement, face à la pénurie de logements, entend la reporter dans un projet de loi « relance logement », qui sera examiné par l’Assemblée nationale à l’automne.
Puisse cet été de tous les records conduire les politiques à une véritable prise de conscience de la nécessité à agir sur le long terme afin de limiter le réchauffement climatique et ses enchaînements dévastateurs.
Le secteur du bâtiment s’enfonce durablement dans le rouge
Après le grand plongeon d’avril (voir article Athermys du trimestre précédent), les conditions de reprise du secteur s’amenuisent de plus en plus et la crise qui le frappe semble durable et irréversible.
Dans sa dernière note de conjoncture la FFB dresse un tableau où tous les indicateurs sont dans le rouge.
Les marchés du bâtiment
– Le logement neuf s’enfonce un peu plus dans la crise avec des mises en chantier qui, sur l’ensemble de l’année, dépasseront péniblement les 300.000 unités soit 50.000 de moins que la moyenne des 40 dernières années et très loin des 420.000 requis pour répondre aux besoins estimés par le ministère du Logement.
– Sur les trois derniers mois, les autorisations de construire ne progressent plus et reculent désormais de 8 %, du fait principalement du collectif qui chute de plus de 16,6 %.
– Dans le même temps, les ventes de logements des promoteurs se replient de 2.9 % en glissement annuel sur le premier semestre 2026 et les annulations des ventes aux particuliers se redressent de + 8.8 %. Quant à la commercialisation auprès des institutionnels, elle continue de reculer avec – 8,3 % en glissement annuel sur le premier semestre 2026.
– L’amélioration-entretien se dégrade pour le septième trimestre consécutif. Entre les deuxièmes trimestres 2025 et 2026, le volume d’activité abandonne 3,3 %, avec – 3,1 % pour le logement et – 3,7 % pour le non résidentiel. La rénovation énergétique se porte encore plus mal, avec un recul d’ensemble de 4,3 %, dont – 4,5 % pour le logement et – 3,5 % pour le non résidentiel, qui résistait jusque-là.
L’appareil de production
– Au niveau de l’emploi, en moyenne sur l’ensemble du premier semestre 2026, le bâtiment perd 14.200 postes par rapport à la même période de 2025. Sans surprise la FFB anticipe une accélération des pertes d’emplois sur le second semestre, qui devraient conduire à la destruction de 20.000 postes sur l’ensemble de l’année.
-Quant à la situation financière des entreprises, elles souffrent de la hausse du prix des matériaux (+ 4,3 % entre février et juin dans le BT01, 3,3 fois plus vite que l’inflation générale) consécutives aux tensions dans le Golfe Persique, conduisant à un repli du taux de marge opérationnelle de 1,5 point de pourcentage depuis fin 2025.
Propositions de la FFB
Pour Frédéric Carré, (Président de la FFB) le secteur s’enfonce un peu plus encore dans une crise dont on ne voit pas le bout. Pour autant il veut encore croire que le Plan de Finance 2027 soit une planche de salut pour éviter le pire. Et de rappeler les propositions indispensables à cela :
– Amélioration du « Jeanbrun » dans l’existant plus intégration de l’individuel neuf et de possibilité de louer aux ascendants/descendants. Hausse des taux et plafonds d’investissement ainsi que des plafonds de loyer.
– Respect des engagements sur la rénovation énergétique avec maintien du dispositif MaPrimeRénov’, des CEE et du Fond Vert au niveau de 2026.
– Maintien du PTZ dans le neuf.
– Suspension des paliers 2028 et 2031 de la RE2020. En parallèle, travail pour une meilleure prise en compte du confort d’été.
– Maintien du budget alloué à l’apprentissage en 2027.
– Refonte de la REP
Le DPE s’adapte aux règles européennes
L’arrêté du 11 juin 2026 sur le DPE s’applique au 1er janvier 2027. Il crée la mention A0 pour les bâtiments à émissions nulles et enrichit le document de six nouvelles informations.
Cet arrêté publié au Journal officiel du 13 août adapte le DPE aux exigences de la Directive Européenne sur la Performance Energétique des Bâtiments du 24 avril 2024 qui vise un parc immobilier neutre en carbone d’ici 2050.
Avant toute chose précisons que cette nouvelle mention n’est pas une huitième classe. L’échelle du DPE 2027 reste graduée de A à G, et leurs valeurs de consommation d’énergie en kWhEP/m².an ne changent pas. Ainsi, les DPE en cours de validité ne sont pas impactés. Un diagnostic établi avant le 1er janvier 2027 reste valable dix ans et ne portera simplement pas les nouvelles mentions.
La mention « A0 » requiert deux conditions :
– D’une part, que le bâtiment soit classé A ou B (au sens de la méthode de calcul 3CL-DPE 2021) ;
– D’autre part, que les énergies utilisées soient exclusivement renouvelables sur site ou à proximité : électriques, ou issues d’un réseau de chaleur ou de froid efficace au sens du code de l’énergie.
En conséquence : Tout logement utilisant une énergie fossile (par exemple une chaudière gaz à condensation même neuve) ne pourra prétendre à cette mention. Par contre, un logement tout électrique même un peu moins performant du point de vue de sa consommation énergétique, mais classé A ou B au sens de la méthode de calcul 3CL-DPE 2021, pourra recevoir cette mention.
Pour être complet, n’oublions pas par ailleurs que l’arrêté du 13 août 2025 publié seulement au J.O. du 26 août 2026 a confirmé (suite à un projet d’arrêté soumis à consultation du 13 juillet au 12 novembre 2026) l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire de 2,3 à 1,9, en alignement sur la valeur européenne avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2026. En pratique, les propriétaires d’un DPE antérieur à la date de publication de cet arrêté, peuvent obtenir gratuitement une mise à jour, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, via l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.
IMPORTANT : Le même jour (26 août 2026), un autre arrêté publié au J.O. abaisse de nouveau le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire de 1,9 à 1,7.
Elle s’appliquera au calcul du DPE et à l’établissement des audits énergétiques réalisés à compter du 1er janvier 2027.
Cette évolution vise à mieux refléter le mix électrique français et à accompagner l’électrification des usages.
Pour autant, les DPE et audits énergétiques réalisés jusqu’au 31 décembre 2026 resteront valables. Cependant, ils pourront bénéficier, à compter du 1er janvier 2027, d’une mise à jour gratuite et immédiate disponible sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nécessiter de nouvelle visite d’un diagnostiqueur ou d’un auditeur.
Six nouvelles informations
L’arrêté du 11 juin 2026 enrichit la liste des éléments que le diagnostic doit faire figurer, pour les maisons individuelles comme pour les appartements, les immeubles collectifs et les bâtiments neufs.
– Premier ajout : la production d’énergie renouvelable sur site, exprimée en kWh, avec le détail par source.
– Deuxième ajout : l’énergie renouvelable totale produite sur site rapportée à la consommation d’énergie finale totale, ainsi que, par source d’énergie renouvelable, la production d’énergie renouvelable produite sur site rapportée à la consommation d’énergie finale (la consommation d’énergie à considérer contient l’autoconsommation).
– Troisième ajout : le principal vecteur ou la principale source énergétique du logement, en énergie primaire comme en énergie finale.
Viennent ensuite trois nouvelles informations tournées vers les équipements.
Le diagnostic devra indiquer :
– Quatrième ajout : l’évaluation de la durée de vie restante du système de chauffage, ainsi que de la climatisation le cas échéant.
– Cinquième ajout : l’indication de la capacité du logement à réagir à des signaux externes pour adapter sa consommation, autrement dit sa contribution à la flexibilité du réseau électrique.
– Sixième ajout : la précision sur l’aptitude des émetteurs et du réseau de distribution à fonctionner à basse température. Un point déterminant avant l’installation d’une pompe à chaleur.
L’annexe de l’arrêté consacrée aux énergies renouvelables est par ailleurs entièrement réécrite.
Le DPE recensera les équipements installés à demeure : panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, pompe à chaleur, géothermie, chauffe-eau thermodynamique, chauffage au bois, éolienne, cogénération, ou raccordement à un réseau de chaleur ou de froid efficace. Chaque équipement sera représenté par un pictogramme officiel.
Le document listera également les solutions absentes du logement, sous la mention « D’autres solutions d’énergies renouvelables existent ». Un logement sans aucun équipement se verra afficher une phrase sans ambiguïté : « Ce logement n’est pas encore équipé de systèmes de production d’énergies renouvelables. »
Les éditeurs de logiciels et les diagnostiqueurs disposent donc de moins de quatre mois pour intégrer les nouvelles rubriques et les pictogrammes.
De nouvelles exclusions réduisent le périmètre du dispositif MaPrimeRénov’
En cause trois textes (un décret et deux arrêtés) publiés le 27 août au J.O.
Il s’agit :
– du Décret n° 2026-822 du 25 août 2026 modifiant le décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique,
– D’un Arrêté du 25 août 2026 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique,
– D’un second Arrêté (lui aussi du 25 août 2026) modifiant l’arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique et l’arrêté du 30 mars 2009 relatif aux conditions d’application de dispositions concernant les avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d’améliorer la performance énergétique des logements anciens.
Dans le viseur : le parcours par geste
Ainsi, dès le 1er septembre 2026 le dispositif MaPrimeRénov’ ne financera plus les travaux par geste portant sur :
– les équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants fonctionnant au bois ou autres biomasses,
– les pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire,
– les systèmes de ventilation,
– l’isolation thermique,
– les équipements de chauffage,
– les équipements de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire thermique ou avec des capteurs solaires hybrides (sauf dans les Outre-mer).
Par voie de conséquence, les critères techniques et d’efficacité qui concernaient ces travaux par geste sont abrogés.
Précisions importantes :
– Les travaux qui ne sont plus finançables avec le parcours par geste (isolation des combles et des fenêtres, VMC, chauffe-eau thermodynamique, solaire thermique, poêles à bois et à granulés) restent accessibles via les Certificats d’économie d’énergie (CEE). Ces aides sont financées par les fournisseurs d’énergie, versées sans condition de revenus, et ne sont pas affectées par les évolutions de MaPrimeRénov’.
– Pour les équipements solaires thermiques et le chauffe-eau thermodynamique, une bonification exceptionnelle Coup de pouce est en vigueur du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, avec des coefficients multiplicateurs de 4 à 7 selon le profil de revenus.
La rénovation d’ampleur modifiée en maison individuelle
Le deuxième arrêté du 25 août 2026 précise désormais que dans le cadre de MaPrimeRénov’ Parcours accompagné, les travaux consistant à installer ou conserver un système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire utilisant au moins un appareil fonctionnant avec des combustibles fossiles, ne sont plus éligibles. Exception est faite pour les équipements de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid urbain, dans la mesure où la majorité de l’énergie qu’il utilise est fournie par des EnR.
MaPrimeRénov par geste à compter du 1er septembre
Désormais seuls les travaux suivants restent éligibles :
– raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid,
– pompe à chaleur air/eau,
– pompe à chaleur géothermique ou solarothermique.
-dépose ou comblement de cuve à fioul.
– audit énergétique (hors obligation réglementaire).
Ces travaux par geste sont accessibles aux logements classés F ou G au sens du DPE jusqu’au 31 décembre 2027 en France métropolitaine. L’obligation de fournir un DPE pour ces travaux est elle repoussée au 1er janvier 2028.
Nouvelles bonifications CEE
Coup de pousse aux solutions solaires
Alors que les solutions solaires thermiques ne sont plus éligibles au dispositif MaPrimeRénov’ (voir article précédant) l’arrêté du 17 août 2026 publié au J.O. du 23 août introduit de nouvelles bonifications CEE les concernant.
Sont ciblées les fiches d’opérations standardisées suivantes :
– BAR-TH-101 « Chauffe-eau solaire individuel (France métropolitaine) »,
– BAR-TH-148 « Chauffe-eau thermodynamique à accumulation »,
– BAR-TH-162 « Système énergétique comportant des capteurs solaires photovoltaïques et thermiques à circulation d’eau (France métropolitaine) »
– BAR-TH-168 « Dispositif solaire thermique (France métropolitaine) ».
Ainsi :
– le Chauffe-eau solaire individuel voit son coefficient passer à x 5 pour les ménages modestes et à x 4 pour les autres ménages.
– Le Chauffe-eau thermodynamique à accumulation passe à x 7 pour les ménages modestes et à x 4 pour les autres ménages.
– Le Système énergétique comportant des capteurs solaires photovoltaïques et thermiques à circulation d’eau passe à un coefficient x 5 pour les ménages modestes et x 4 pour les autres ménages.
– Le Dispositif solaire thermique passe aussi à coefficient x 5 et x 4.
En outre, il modifie :
– la bonification Coup de pouce « Chauffage » de la fiche BAR-TH-143 « Système solaire combiné (France métropolitaine) » voit sa bonification Coup de pouce Chauffage modifiée, avec les mêmes coefficients x 5 et x 4.
L’ensemble de ces bonifications sont conditionnées à la décarbonation complète des systèmes de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire après travaux.
– Le référentiel de contrôles de la fiche BAR-TH-143 et introduit des taux de contrôles et de nouveaux référentiels de contrôles pour les fiches BAR-TH-101, BAR-TH-148, BAR-TH-162 et BAR-TH-168.
Coup de pousse à la rénovation d’ampleur
Un autre arrêté, publié également au J.O. du 23 août :
-1/ Modifie les fiches d’opérations standardisées BAR-TH-174 « Rénovation d’ampleur d’une maison individuelle (France métropolitaine) » et BAR-TH-175 « Rénovation d’ampleur d’un appartement individuel (France métropolitaine) » en recentrant le périmètre des logements éligibles aux logements de classes énergétiques E, F et G.
Ainsi la classe énergétique initiale du logement devient donc un élément déterminant à vérifier avant d’intégrer un chantier dans l’une de ces opérations standardisées. Lors de la première étape de travaux, le projet doit notamment permettre un saut d’au moins deux classes énergétiques et intégrer au moins deux postes de travaux portant sur l’enveloppe du bâtiment, dans les conditions prévues par les fiches.
– 2/ Conditionne la fiche d’opération standardisée BAR-TH-174 aux maisons individuelles dont la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire est totalement décarbonée après travaux.
Attention : Le texte prévoit que chacune des opérations de rénovation d’ampleur correspondant à la fiche BAR-TH-174 et relevant de cette charte doit faire l’objet d’un contrôle sur site, réalisé avant le dépôt de la demande de CEE auprès du Pôle national des certificats d’économies d’énergie.
Ces contrôles sont réalisés par un organisme de contrôle accrédité pour l’inspection des opérations standardisées d’économies d’énergie.
Le contrôle porte notamment sur :
– la conformité des travaux au référentiel applicable ;
– l’identification du bénéficiaire et du logement ;
-la qualification des entreprises intervenantes lorsqu’elle est requise.
Pour les professionnels réalisant les travaux, la qualité de la réalisation et la conformité documentaire prennent donc une importance supplémentaire.
– 3/ Recentre la bonification Coup de pouce « Rénovation d’ampleur » aux maisons individuelles du parc social pour les logements non éligibles aux aides de l’Agence nationale de l’habitat.
Pour les logements concernés et les actions réalisées au bénéfice des ménages modestes dans les conditions prévues par le texte, le volume de CEE peut notamment être affecté d’un coefficient multiplicateur de 2.
– 4/ Modifie la règle de cumul des CEE pour les rénovations d’ampleur avec des opérations de même catégorie de travaux en prenant en compte la date d’achèvement des travaux.
Ainsi, une rénovation d’ampleur ne peut pas être cumulée avec d’autres opérations relevant d’autres fiches CEE lorsque celles-ci ont une date d’achèvement égale ou postérieure à la date d’engagement de la rénovation d’ampleur, dès lors qu’elles portent sur des travaux déjà valorisés dans le cadre de cette rénovation.
Sont notamment concernés les travaux relatifs :
– au chauffage ou à sa régulation ;
– à la production d’eau chaude sanitaire ;
– à la ventilation ;
– à l’isolation de l’enveloppe ;
– à l’isolation du réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire ;
– aux systèmes d’automatisation et de contrôle du bâtiment.
Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur le 1er septembre 2026 pour les opérations engagées à compter de cette date, sous réserve des dispositions transitoires prévues par l’arrêté.
Enfin et pour être exhaustif, ce même arrêté modifie également les coups de pouce pour l’achat d’un véhicule électrique, en fonction du type de véhicule, de son coût total et du type de ménage bénéficiaire.